Où passe l’aiguille de Véronique Moulin (Flammarion)

Publié le

Tomi a quatorze ans ,il est hongrois et ne veut pas devenir tailleur comme son père,il a une vie plutôt heureuse avec son demi frère et sa belle mère jusqu’au jour où les allemands embarquent tous les juifs de la ville et les parquent avant de les envoyer en camp de concentration 

Malgré les années de brimades passées ,l’horreur des camps va saisir Tomi depuis le premier jour ,il décide après avoir étudié le fonctionnement des relations bourreaux /prisonniers qu’il lui faut avoir un rôle afin de ne pas finir trop prématurément dans un four .

Il développe des capacités incroyables de débrouillardise et d’ inventivité .Tout est bon pour une cuiller de soupe en plus ,une pelure en plus ,un seul mot d’ordre :survivre  

Lui qui ne voulait pas coudre comprend vite la nécessité d’être tailleur pour être au chaud avec un travail moins dur physiquement , il y’a tout un passage magnifique dans lequel il’explique Que le fait de tenter de réparer les tenues de prisonniers morts ,c’est un peu comme tenter de réparer , c’est résister...

A la libération , il part avec son père seuls survivants vers Paris ,Tomi veut tout oublier ,c’est sa façon à lui de tenir le coup 

Dans la dernière partie, Tomi continue son ascension sociale dans le monde de la haute couture sur lequel il’garde Un regard très distancié 

Très bon livre ,bien écrit avec une originalité de style puisqu’àchaque chapitre , le dernier personnage cité fait une apparté et donne sa vision  sur le moment 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article